750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Cuisine bon marché et souvenirs d'enfance
Cuisine bon marché et souvenirs d'enfance
Menu
Polenta aux pleurotes

Polenta aux pleurotes

La polenta, tout le monde connaît... On la prépare à base de maïs et d'eau, et c'est souvent réputé pour être fade. Chez moi, la tradition la met à toutes les sauces, avec du sanglier en sauce, du lapin en sauce, du ragoût de veau en sauce ou bien du fromage type gorgonzola qui se met à fondre divinement à côté. Aujourd'hui j'ai des pleurotes, je les prépare en sauce... avec des tomates winkpour ne pas déroger à la tradition.

La polenta noire est à base de sarrasin et se mange dans le quart nord-est de la péninsule, la polenta jaune est celle classique que nous connaissons en Lombardie et qui se mange en Savoie également, la taragna est un mélange au 1/3 de blé complet, sarrasin et maïs, mais il en existe d'autres en Italie. Celle que je vais utiliser pour gagner un peu de temps c'est une polenta "rapide" quasi instantanée qui cuit en 2 ou 3 minutes. En général pour 500 g de farine, on fait chauffer 2 L d'eau et là, arrive le moment délicat, verser en pluie la farine dans l'eau sans attendre l'ébullition sinon, ce sont les grumeaux assurés... Chez moi on la mange dure et on la coupe avec un fil. Néanmoins dans la préparation de cette recette, je la laisserai un peu souple car en refroidissant, elle durcit.

Souvenir d'enfance, ma grand-mère Marietta en préparait au moins une fois par semaine. Son petit truc à elle, quand elle n'avait pas préparé de plat en sauce ou bien encore de sauce avec des cèpes pour remplacer les hérétiques pleurotes dans la recette du jour cheeky c'était de couper des tranches et de les recouvrir de beurre et de parmesan... Summum, elle disposait ces strates les unes sur les autres, façon lasagnes et elle mettait ça au four à gratiner.... Comment voulez-vous après ça qu'une petite fille gourmande comme moi puisse rester mince !!! Ce fut le cruel dilemme de mon enfance, manger ou ne pas manger la cuisine très bonne et très riche de ma grand-mère. 

Un autre souvenir qui me revient en mémoire c'est l'aversion profonde qu'avait développé mon père Célestin qui, lorsqu'il était retourné à l'âge de 20 ans dans notre village avait été nourri exclusivement de polenta, matin, midi et soir et accompagnée seulement par un bol de lait des vaches de son grand-père. Il a longtemps eu du mal à avaler de nouveau une bouchée de cette chose...